En 2017 le combat continue mais à quel prix…

Je vous partage un article écrit sur mon blog Fantadys mais qui parle un peu de moi, un peu de lui, un peu d’elle, un peu de nous. Etre une Special Mother ce n’est pas tous les jours facile mais en 2017 le combat continue !

Fantadys

Vous l’avez certainement remarqué, le blog Fantadys est en pause depuis quelques semaines maintenant…

bonne_anneeAujourd’hui je reviens vous souhaiter à tous une belle année 2017, pleine d’espoir et de moments heureux pour vous et vos fantastiques tout en sachant que le combat continue pour nous tous. Je reviens aussi vous donner quelques nouvelles, vous expliquer où nous en sommes…

The beginning…

Fantadys a démarré il y a 4 ans maintenant quand j’ai été projetée dans un monde totalement inconnu, livrée à moi-même, avec pour seule indication : votre enfant est dyspraxique visuo-spatial. Merci pour l’info mais on fait quoi maintenant ? Et bien débrouillez-vous, faites de votre mieux, lisez des livres, surfez sur internet, déployez toute votre énergie pour le comprendre et pour que les autres comprennent, déplacez des montagnes, traversez des océans et surtout ne coulez pas au passage parce que votre enfant a besoin de vous…

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Cette mère que je ne suis pas

En début de semaine, je voyais passer ce post sur mon fil d’actualité :

« Je m’appelle Marie, Mélie ou Paul. J’ai 6 mois, 1 an ou 2 ans.

Ma maman a 30 ans. Le soir, elle se couche avec papa. Elle est si bien réconfortée par son odeur et le son de sa respiration. Lorsque papa est absent, elle met beaucoup de temps à s’endormir et son sommeil est agité. Avant de s’endormir, elle se fait un bol de lait chaud. Même à son âge, elle trouve ça si agréable de boire son bol de lait avant d’aller au lit. La nuit, elle a un grand verre d’eau près de son lit qu’elle boit au besoin. Maman a souvent soif la nuit. Le soir, je dois maintenant m’endormir seul dans ma chambre parce qu’un professionnel de la santé a dit à mes parents qu’à mon âge, je devais dormir seul. Il a aussi dit que je devais m’endormir sans aide. Le soir, mes parents me couchent dans mon lit et attendent que je m’endorme seul. J’ai si peur, moi qui hier était bercé dans les doux bras de papa jusqu’à l’endormissement. La nuit, je me réveille. J’ai soif mais je ne peux plus boire de lait. On leur a aussi dit qu’un bébé de mon âge n’avait plus besoin de boire la nuit. Ce professionnel de la santé qui a donné ces conseils à mes parents, je me demande bien s’il se lève pour boire parfois la nuit et s’il parvient à bien dormir lorsque la personne qui partage sa vie n’est pas à côté de lui lorsqu’il dort? Il faudrait lui demander. Pourquoi est-ce qu’on exige plus de moi alors que je suis encore si petit? »

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En début de semaine, ce post résonnait très fort en moi. Chaque fois que je vois ma pédiatre, elle me dit qu’il faut que mon Petit Papillon apprenne à s’endormir seul et qu’il ne faut pas que j’intervienne la nuit, évidemment je ne l’écoute jamais.

Ma devise : « Je suis maman le jour et la nuit aussi. »

Hier, je détestais ce post. Une nuit trop courte, beaucoup de réveils, beaucoup de pleurs, des heures de bercement, une fatigue accumulée depuis 14 mois. Hier j’avais la tête en vrac, les cheveux en bataille, les cernes sous les yeux, la tête d’une maman TROP fatiguée par de TROP nombreux réveils. Hier je trouvais ce post culpabilisant, et pourtant ! c’est ce que je fais, je me lève la nuit, je réponds aux besoins de mes enfants, je l’allaite, je le berce jusqu’à en avoir des crampes dans les bras…alors pourquoi ? parce que c’est ce genre de message qui me pousse à être ce genre de maman, celle qui doit à tout prix donner le meilleur, être au top, répondre à tous les besoins de son enfant, ne pas le laisser pleurer, être là coûte que coûte même quand ça me coûte, être à l’écoute, donner, donner, donner parce que c’est BIEN.

Sauf que j’en ai marre de toujours vouloir être CETTE maman qui s’épuise à vouloir atteindre la perfection. Parfois j’ai envie d’être CETTE mère qui ne culpabilise pas…

de laisser son nouveau-né à la pouponnière après un accouchement intensif pour récupérer de ses efforts et être en forme pour s’en occuper le lendemain,

de donner un bib’ parce que c’est tellement plus simple à gérer, parce que tout le monde peut donner un bib’ ! Surtout la nuit, le Papa peut prendre le relais pour qu’elle se repose afin d’être efficace le lendemain et s’occuper de son bébé, de la maison, du ménage, du repas, des autres enfants,

de prévoir un petit dîner en amoureux au restaurant 1 mois après avoir accouché, pour que son couple se retrouve, pendant que les grand-parents gardent pour la première fois ce petit bout de chou,

de donner une tétine à son bébé pour qu’il s’apaise seul, qu’il sache s’endormir seul,

de laisser pleurer son bébé parce que la nuit, NON, elle ne se lèvera pas. Passé 3 mois, son bébé ne mangera plus la nuit car un bébé à cet âge-là n’en a plus besoin, il doit dormir, c’est tout et il faut lui apprendre,

CELLE qui écoute son pédiatre, ses conseils et ses « votre bébé doit faire ceci et cela, il fait des caprices, laissez-le pleurer, vous connaissez la méthode du 5-10-15 ? »

et généralement le bébé de cette maman sait s’endormir seul, dans son lit avec sa sucette, il contemple le plafond ou le mobile au-dessus de sa tête qui l’occupe pendant de longues minutes avant de fermer ses petits yeux lentement, doucement, paisiblement, pour sombrer dans un profond sommeil, la journée il joue tranquillement, allongé sur le dos, ou dans son transat où il observe, se détend, plus tard, installé sur une petite couverture il restera, là où on l’aura posé, entouré de ses jouets préférés, qu’il touchera un à un, dans un sens puis dans un autre, ce bébé dort la nuit de 20h à 8h du mat’ puis enchaîne une petite sieste d’une heure le matin et de 3 heures l’après-midi, sa maman peut faire la sieste pendant qu’il dort, puis faire de longues balades en poussette pour prendre l’air et se ressourcer, ce bébé elle peut le trimbaler de partout, il s’adapte, dort n’importe où, même à côté de la sono,

ce bébé qui ne dérange jamais ces parents…

J’ai toujours rêvé d’avoir ce bébé MAIS je ne suis pas cette maman. Et si c’était elle qui avait raison, qui avait tout compris ?

Souvent je doute, surtout quand je manque de sommeil et que mon petit papillon m’a réveillé toutes les 2 heures pour boire son lait chaud ou pour se blottir contre moi.

Ce matin je l’aime à nouveau ce texte car sans rien changé, en continuant d’accompagner mon Petit Papillon la nuit, en le faisait téter pour qu’il s’endorme, il a dormi toute sa nuit et à cette heure-ci il dort encore. Il va même falloir que j’aille le réveiller…Alors peut-être qu’hier il avait mal au ventre, aux dents, à la tête, qu’il avait vraiment soif, soif de lait chaud, envie de m’avoir à ses côtés, je ne sais pas et je ne saurai jamais mais j’étais là, à ses côtés et je continuerai de l’être pour ne rien regretter mais…

Je prends petit à petit conscience qu’il faut que j’apprenne à prendre un peu soin de moi pour pouvoir prendre soin de lui au mieux mais aussi de mes autres enfants car une maman fatiguée ne donne rien de bon. Le cheminement a commencé…

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Lettre à mon grand fantastique, mon ado différent

Dans quelques jours, tu vas faire un grand pas ou plutôt un grand saut dans un monde encore inconnu : un lieu confiné avec des centaines d’ados en quête de reconnaissance.

Le collège tu nous en parles depuis plusieurs années, ton but ultime. Tu devrais déjà y être depuis 1 an mais nous n’avons pas su nous opposer au moment voulu. Cette année, tu nous l’as souvent répété : « je devrais être avec mes copains, en sixième ». Tu aurais tellement aimé être avec eux, pour te sentir moins seul. Maintenant, tu te demandes avec qui tu vas partager ces premiers moments, toutes ces premières fois car des copains tu en as de moins en moins, voire pas du tout. Je sais que tu te demandes qui va pouvoir te protéger des agressions des autres,

qui va venir à ton secours ?

Oui des agressions tu en auras,

oui des regards de travers tu en croiseras,

oui des moqueries tu en subiras,

oui des insultes tu en entendras,

et certainement que personne ne sera là pour t’empêcher d’exploser, de déverser toute ta colère accumulée, toute cette pression que tu finiras par relâcher mais pas de la bonne façon, pas comme les autres.

Non car tu n’es pas comme les autres,

non ils ne te comprendront pas,

non ils ne chercheront pas ta compagnie car tu es différent,

un ado différent,

Mon ado différent… Lire la suite

Je suis cette « maman continuum »…

Mon petit papillon a 10 mois dans 2 jours, déjà ! J’ai passé des premiers mois très difficiles. J’en ai d’ailleurs beaucoup parlé sur le blog (Celle qui s’invite après la naissanceSOS d’une maman en détresse). Dès qu’il est sorti, j’ai tout de suite su que ça serait pareil… il a longuement pleuré, des cris particuliers que seul mon contact et le sein ont réussi à calmer.

Et je me suis dit : ENCORE UN ! non pas encore un bébé, mais plutôt encore un « bébé différent ».

naissancebis Je suis alors tout naturellement (re)devenue cette « maman continuum ».

Le maternage proximal

Je suis passée du côté obscur, celui du maternage dit « proximal » à la naissance de Mini (mon deuxième), il y a 5 ans. C’est lui qui a ouvert la porte tout en me guidant et qui m’a poussée à devenir cette « maman différente ». Je dis « différente » car quand tu passes le pas de la porte, tu deviens cette maman étrange, bizarre pour la plupart, une espèce assez rare. Les gens pensent que tu es devenue une sorte d’esclave de ton bébé ou que tu ne sais vraiment pas t’y prendre avec lui.

Le maternage proximal c’est cette philosophie de vie qui consiste à répondre au mieux aux besoins de l’enfant afin de créer un lien très fort entre le bébé et ses parents. Généralement cela commence par l’envie d’accoucher naturellement puis un allaitement long et à la demande, le portage intensif mais aussi le cododo, l’hygiène naturelle infantile (HNI), la diversification menée par l’enfant (la DME), l’éducation non-violente ou encore l’utilisation de couches lavables. Parmi ces pratiques, les seules qui ne m’ont pas attirée sont l’HNI et la DME, et oui je ne suis pas une vraie de vraie, une adepte 100% !

Le concept du continuum

La lecture du livre de Jean Liedloff, « Le Concept du Continuum : à la recherche du bonheur perdu » m’a permis de mieux comprendre cette transformation en « maman continuum ».

« L’auteur y dénonce les théories ou pratiques occidentales visant à séparer très tôt le nourrisson de sa mère. Au contraire, Jean Liedloff cherche à démontrer la nécessité de conserver le contact physique mère-enfant jusqu’à ce que l’enfant s’en détache tout seul de manière confiante » (source Wikipédia)

J’ai compris beaucoup de choses en lisant ce livre et notamment le besoin du bébé d’être au contact permanent de sa mère dès la naissance et pendant les quelques mois qui suivent.

Selon l’auteur, nous utilisons trop notre intellect lors des premiers mois de vie de l’enfant. Nous écoutons les conseils des uns et des autres plutôt que de se fier à notre instinct de mère (lorsque bébé pleure par exemple). Le continuum n’est donc pas respecté ce qui empêcherait un développement physique, mental et émotionnel optimal.

Sa théorie se base sur son vécu dans la jungle amazonienne au contact de tribus dont les membres étaient particulièrement joyeux, calmes et épanouis. En les observant, elle remarqua que les bébés de ces tribus étaient en contact physique constant avec leur mère : ils dorment dans le lit des parents, ils sont allaités à la demande dès les moindres signaux corporels, ils sont constamment portés dans les bras (ce qui leur permet d’observer, d’être nourri ou encore de dormir) pendant que leurs mères vaquent à leurs occupations et ce jusqu’à ce que les bébés commencent à ramper (vers 6/8 mois) et qu’ils ressentent le besoin de partir à la découverte du monde.

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I’m back…faisons le point

J’avoue…ça fait longtemps que je ne suis pas venue écrire par ici…Pourquoi ? je ne sais pas vraiment…

une tonne de raisons en fait !

L’année 2015 s’est terminée sur une note plutôt négative : à la base des bleus, sur toute une jambe, des douleurs aux articulations, une grosse fatigue…j’ai entendu les mots épuisement, maladie auto-immune , des mots qui font flipper…Prises de sang, bilans…on ne sait toujours pas ce que j’ai eu ou ce que j’ai. Je dois rencontrer un interniste dans quelques mois et j’avoue que je ne savais même pas que ça existait ! En fait, il s’agit d’un spécialiste aux multiples facettes, ultra polyvalent, celui qui sait tout sur tout, et qui cherche le pourquoi du comment quand à l’intérieur de ton corps ça part en live.

epuisementD’habitude l’écriture me permet de vider mon sac, de mettre des mots sur mes maux mais là rien de rien, impossible d’écrire sur mon ressenti, sur ce qui m’arrivait et pourtant je pense que ça m’aurait fait du bien. J’ai préféré m’éloigner, rester à distance et ne pas trop en parler…

Pourtant, j’ai ruminé (suis-je vraiment malade ? épuisée ? peut-on mourir d’épuisement ? oui oui je me suis posée la question), la nuit surtout, quand tout devient plus noir, plus sombre dans les esprits. On m’a parlé de traitements qui n’étaient pas compatibles avec l’allaitement.

image7Et si je devais tout arrêter comme ça du jour au lendemain ? le drame quoi…même si peu de personnes comprennent, j’y tiens à mon allaitement et les phrases du genre « mais tu allaites encore ? » « mais ç’est fatiguant l’allaitement !« , « tu devrais arrêter, tu irais mieux » ça m’a sérieusement gonflé…et pire quand cela vient de la bouche des médecins…no comment !

retourner-travail Il y a eu aussi la reprise du travail il y a trois petites semaines déjà. Au départ je me suis vraiment demandé comment j’allais faire entre la fatigue cumulée depuis 7 mois, l’allaitement, la nounou, l’organisation à la maison… J’ai douté de ma performance cérébrale après un S.N.U pendant la grossesse qui s’est d’ailleurs prolongé longtemps après.

Et puis finalement tout s’est bien passé…

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Rouvrir les portes de la bienveillance…

Il y a la réalité de ma vie et il y a celle dont je rêverais. Entre les deux parfois il y a un fossé, un gouffre même.

Il y a mon cheminement vers la bienveillance depuis presque 5 ans et il y a cet énervement et cette impatience depuis 5 mois.

Pourquoi est-ce si difficile? Pourquoi n’est-ce pas naturel ?

Pourquoi dois-je lutter contre moi-même ?

Est-ce le manque de sommeil, la fatigue qui m’empêche de rester sur ce chemin ?

Il y a bientôt 5 ans, j’ai mis au monde un B.A.B.I., un petit être super exigeant qui m’a guidé dans le monde du maternage et de la bienveillance. Ce fut une révélation pour moi, j’ai cherché à tout prix à devenir ce parent bienveillant, ce parent qui sait comment s’y prendre avec ses enfants, qui sait gérer les crises, qui tient compte des émotions, qui prend le temps, qui explique. Celui qui ne punit pas, celui qui ne crie pas, celui qui ne menace pas et qui ne fait pas de chantage.

J’ai assisté à des ateliers Faber et Mazlish qui m’ont énormément appris et qui m’ont vraiment guidée sur le chemin de la communication parent/enfant, celle qui te permet d’écouter réellement ton enfant. Je me rappelle avoir eu cette sensation d’être enfin le parent que je voulais être, j’étais bien, en harmonie avec moi-même et avec ma famille. Bien sûr il y avait des hauts et des bas, des « je-ne-sais-plus-faire », mais je me replongeais dans les bouquins et c’était reparti !

Depuis la naissance de mon troisième, j’ai l’impression que j’ai tout oublié, que la bienveillance est loin derrière moi. Je suis rapidement énervée, débordée, je ne supporte rien. Les cris sont revenus, les punitions aussi, le chantage (si tu ne fais pas ça, tu n’auras pas…) même si ça n’a aucun effet sur eux. D’ailleurs Mini est INFERNAL ! Il crie, tape, nous défie, nous pousse à bout. Il est devenu cet enfant difficile, limite hyperactif. Chaque jour je me dis que c’est n’importe quoi, que c’est nul, que je sais faire autrement. Je me vois être la mère que je déteste être. Je suis capable d’analyser chaque parole, chaque action en me disant comment j’aurais pu faire autrement mais dans ma tête seulement et après coup.

Mais pourquoi chaque jour je n’arrive pas à reprendre le bon chemin ?

Pourquoi je vois que je fais fausse route mais je n’arrive pas à prendre le virage du changement ?

Un jour, désespérée, les larmes aux yeux, je dis à Mini : « mais qu’est-ce qu’il faut faire Eliott ? j’avoue que je ne sais plus… »

Il m’a répondu tout naturellement : « il faut que tu joues avec moi ».

La voilà la clé, il me l’a donnée, tout simplement. Mini agit comme cela parce qu’il cherche mon attention, celle trop accaparée par son petit frère et les tâches de la maison. Il veut que je passe plus de temps avec lui, plus de temps de jeux. Il a du mal à trouver sa place, Mini n’est ni le grand ni le petit, c’est le moyen. Encore trop petit pour faire comme son grand frère de 11 ans mais trop grand pour faire comme son petit frère de 5 mois. Et c’est un moyen/grand-frère au grand cœur qui ne demande que de l’attention et beaucoup d’amour.

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5 mois, toi et moi

Hier tu as eu 5 mois, déjà !

Je n’aurais jamais pensé dire ce mot un jour…

« déjà »

jusqu’à présent j’étais plutôt dans le

« seulement » (voir mon article Vivement que tu grandisses…).

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3 premiers mois difficiles, TOI qui souffrait, MOI qui ne supportait pas de te voir souffrir.

Depuis 5 mois, TOI tu alternes les bons comme les mauvais jours, MOI j’alterne les hauts et les bas.

Dans les mauvais jours, TOI tu passes des heures à hurler, MOI des heures à pleurer.

Car tu as toujours ce foutu RGO qui nous pourri la vie à TOI et à MOI !

TOI tu détestes toujours autant la voiture, MOI je ne sors quasiment plus de chez moi.

Dans ta poussette de compèt’ TOI tu ne t’y sens pas vraiment à l’aise, MOI j’aimerais tant faire de longues balades !

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Le transat ce n’est pas pour TOI, alors MOI je suis devenue hyper musclée des bras.

Dans les bons jours, TOI tu te réveilles en souriant, tout calme dans ton lit,

MOI je t’observe attendrie ayant passée une bonne nuit.

TOI tu appelles déjà tes frères avec des « hey, hey » mais surtout avec ton regard et MOI je fonds devant cette complicité naissance.

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Chaque jour devient une occasion de faire des découvertes pour TOI

jouer avec tes mains

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attraper tes pieds

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faire des bulles avec ta bouche

te balancer sur ton transat en agitant tes pieds et tes mains

faire des rouler-bouler, des dos-ventre

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prendre tes premières cuillères de purées

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MOI je m’émerveille de tes premières fois.

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TOI ce que tu préfères c’est être tout contre MOI, là tu retrouves ton sourire et ta sérénité

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Hier, TOI tu as eu 5 mois (et 1 dent !)

5 moiset depuis MOI je compte les jours qui me séparent de TOI car dans 1 mois…

il n’y aura plus de siestes lovées contre moi…

il n’y aura plus de tétées-dodo, de tétées-plaisir, de tétées-bobo…

il n’y aura plus de TOI et MOI,

il y aura TOI et nounou et MOI et le boulot.

J’ai le cœur serré de devoir DEJA te laisser, tu auras SEULEMENT 6 petits mois.

Et le temps est passé si vite finalement…