Rouvrir les portes de la bienveillance…

Il y a la réalité de ma vie et il y a celle dont je rêverais. Entre les deux parfois il y a un fossé, un gouffre même.

Il y a mon cheminement vers la bienveillance depuis presque 5 ans et il y a cet énervement et cette impatience depuis 5 mois.

Pourquoi est-ce si difficile? Pourquoi n’est-ce pas naturel ?

Pourquoi dois-je lutter contre moi-même ?

Est-ce le manque de sommeil, la fatigue qui m’empêche de rester sur ce chemin ?

Il y a bientôt 5 ans, j’ai mis au monde un B.A.B.I., un petit être super exigeant qui m’a guidé dans le monde du maternage et de la bienveillance. Ce fut une révélation pour moi, j’ai cherché à tout prix à devenir ce parent bienveillant, ce parent qui sait comment s’y prendre avec ses enfants, qui sait gérer les crises, qui tient compte des émotions, qui prend le temps, qui explique. Celui qui ne punit pas, celui qui ne crie pas, celui qui ne menace pas et qui ne fait pas de chantage.

J’ai assisté à des ateliers Faber et Mazlish qui m’ont énormément appris et qui m’ont vraiment guidée sur le chemin de la communication parent/enfant, celle qui te permet d’écouter réellement ton enfant. Je me rappelle avoir eu cette sensation d’être enfin le parent que je voulais être, j’étais bien, en harmonie avec moi-même et avec ma famille. Bien sûr il y avait des hauts et des bas, des « je-ne-sais-plus-faire », mais je me replongeais dans les bouquins et c’était reparti !

Depuis la naissance de mon troisième, j’ai l’impression que j’ai tout oublié, que la bienveillance est loin derrière moi. Je suis rapidement énervée, débordée, je ne supporte rien. Les cris sont revenus, les punitions aussi, le chantage (si tu ne fais pas ça, tu n’auras pas…) même si ça n’a aucun effet sur eux. D’ailleurs Mini est INFERNAL ! Il crie, tape, nous défie, nous pousse à bout. Il est devenu cet enfant difficile, limite hyperactif. Chaque jour je me dis que c’est n’importe quoi, que c’est nul, que je sais faire autrement. Je me vois être la mère que je déteste être. Je suis capable d’analyser chaque parole, chaque action en me disant comment j’aurais pu faire autrement mais dans ma tête seulement et après coup.

Mais pourquoi chaque jour je n’arrive pas à reprendre le bon chemin ?

Pourquoi je vois que je fais fausse route mais je n’arrive pas à prendre le virage du changement ?

Un jour, désespérée, les larmes aux yeux, je dis à Mini : « mais qu’est-ce qu’il faut faire Eliott ? j’avoue que je ne sais plus… »

Il m’a répondu tout naturellement : « il faut que tu joues avec moi ».

La voilà la clé, il me l’a donnée, tout simplement. Mini agit comme cela parce qu’il cherche mon attention, celle trop accaparée par son petit frère et les tâches de la maison. Il veut que je passe plus de temps avec lui, plus de temps de jeux. Il a du mal à trouver sa place, Mini n’est ni le grand ni le petit, c’est le moyen. Encore trop petit pour faire comme son grand frère de 11 ans mais trop grand pour faire comme son petit frère de 5 mois. Et c’est un moyen/grand-frère au grand cœur qui ne demande que de l’attention et beaucoup d’amour.

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Maman, pourquoi tout le monde dit que je suis méchant ?

Maman, pourquoi tout le monde dit que je suis méchant ?

Cette phrase vient de la bouche de mon petit de 4 ans…

Cette phrase me touche beaucoup et veut dire beaucoup.

Il faut que je me rende à l’évidence…mon mini ne va pas bien.

A l’école il passe son temps à être puni, nous avons eu un mot de la maîtresse qui nous parle de son insolence. A la maison il est l’enfant difficile, l’enfant pénible qui n’écoute rien.

Mais un enfant difficile a toujours quelque chose à dire.

En ce moment ce n’est pas facile, c’est sûr. Il voit sa maman couchée toute la journée. Une maman qui n’est plus disponible, qui n’est plus capable de s’occuper de lui, qui ne peut plus jouer avec lui, qui ne peut plus le porter ni lui faire de « vrais câlins » comme avant.

Mais où est passée cette maman ? cette maman fusionnelle, cette maman à son écoute, cette maman bienveillante…

Cette fin de grossesse est difficile, pour lui, pour mon grand, pour mon homme, pour ma famille que je sollicite depuis des mois, tout le monde en a marre et même moi.

Mais moi je dois lutter pour tenir. Je compte les jours qui me séparent de cette fichue prématurité. Je vois cette lassitude autour de moi mais je suis impuissante.

J’aimerais tellement pouvoir, être capable de tout mener de front mais je suis là…

dans mon canapé, dans mon lit…

et je ne suis pas VRAIMENT là.

Souvent je me mets dans une bulle pour ne pas trop souffrir, pour ne pas trop voir…

Mais je ressens plus que ce que je ne vois, je ressens cette souffrance autour de moi. Et j’entends des paroles, souvent blessantes…

« tu es pénible », « tu es méchant », « t’écoute jamais rien »…

Mon mini ne va pas bien et me le fait savoir tous les jours dans son attitude d’enfant difficile, dans son comportement général.

Un jour je lui ai dit « tu as vu comme ton grand-frère est gentil avec toi » et il m’a répondu « oui Léo est très gentil et moi je suis très méchant en ce moment ». Les larmes me sont montées…

Voilà ce qu’il entend à longueur de journée…

Mais que reflète son comportement ? Qu’est-ce qu’il cherche à nous dire ? 

Cherchons le message caché, accueillons ses sentiments plutôt que de le réprimander à longueur de journée.

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Happy Week, quand le quotidien devient un VRAI jeu d’enfant !

En cette rentrée, le mot d’ordre dans la famille Fantadys c’est ORGANISATION et s’organiser doit aussi rimer avec libérer et économiser…du TEMPS ! Cette sensation de toujours courir après le temps, d’être débordée, de vouloir passer plus de temps avec les enfants mais de ne pas y arriver… je veux absolument m’en débarrasser !  Et j’ai trouvé une solution ludique et pédagogique…

IMG_5129Happy Week, c’est l’idée révolutionnaire d’un papa sociologue, Nathan Stern, qui a pris conscience du temps passé pour faire réaliser les tâches quotidiennes rébarbatives à ses deux enfants. Un jour, il affiche une feuille sur le mur de la cuisine. Il note les tâches accomplies spontanément par ses enfants et les informe que le temps gagné sera du temps passé à profiter ensemble. L’ambiance de la maison est alors transformée ! C’est le début d’une grande aventure avec Claude Van Leeuwen, son associée, et une vingtaine de familles testeuses, qui a donné naissance à un jeu collaboratif où tout le monde est gagnant :  HAPPY WEEK.

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